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Partage d’expérience

Océane Remillieux, coordinatrice des transports chez SIANE.

À seulement 23 ans, elle joue un rôle clé dans l’organisation des déplacements d’animaux à travers l’Europe. Elle nous raconte son parcours, son quotidien et les coulisses d’un métier aussi essentiel qu’invisible.

Peux-tu te présenter en quelques mots, et expliquer ce qui t’a poussé à rejoindre SIANE et à devenir coordinatrice des transports ?

Je m’appelle Océane, j’ai 23 ans et je suis coordinatrice des transports chez SIANE, dans la Loire, depuis maintenant deux ans. Je suis arrivée là un peu par hasard. Je connaissais déjà Romain, l’un des dirigeants, et il cherchait quelqu’un pour gérer la coordination des transports. L’occasion m’a plu, donc je me suis lancée.

Connaissais-tu le monde des zoos avant ?

Oui, un peu. J’ai toujours aimé visiter les zoos, et quelqu’un de mon entourage travaillait au Safari de Peaugres. J’avais donc déjà un aperçu du fonctionnement des échanges d’animaux et de la logistique que ça implique.

Quel a été ton parcours avant d’arriver à ce poste ?

J’ai passé un Bac ES, puis un BTS en alternance en Gestion des transports et logistique associée. Ensuite, je suis restée un an dans l’entreprise où j’avais fait mon alternance. Puis j’ai rejoint SIANE.

Peux-tu nous décrire une journée type de ton poste ?

Une journée type… je n’en ai pas vraiment ! Je ne fais jamais la même chose. Je gère les feuilles de route, les devis, les demandes, la préparation des camions, et même la construction des caisses quand il faut.

Une feuille de route, concrètement, cela consiste en quoi ?

En gros, je récupère toutes les demandes des parcs, je les place sur le planning, puis je planifie les itinéraires en les associant à nos chauffeurs.

Quels sont les principaux défis que tu rencontres quand tu organises un transport d’animaux ?

Mettre tout le monde d’accord ! Les parcs, les chauffeurs et les véhicules disponibles. La difficulté vient souvent des parcs qui ont des obligations précises : horaires de chargement ou de déchargement, types de caisses, contraintes pratiques…

Selon toi, quelles sont les qualités essentielles pour exercer ce métier ?

L’organisation et la patience ! Surtout pour réussir à mettre tout le monde d’accord au final.

Participes-tu aux transports ?

Oui, je passe du temps au bureau, mais une partie de mon travail est d’être sur le terrain. Soit à préparer les caisses, soit à conduire moi-même les camions pour effectuer les transports, mais aussi parfois à gérer l’accueil et le snack de notre ferme pédagogique.

Quel est le transport que tu as organisé qui t’a le plus marqué ?

Sans doute le transport des grands tétras pour leur réintroduction dans les Vosges. C’était énormément d’organisation, un timing très serré et une grosse partie administrative avec la douane. Un transport vraiment complet !

Quel impact les maladies virales déclarées récemment dans certaines régions d’Europe ont-elles eu sur ton travail ?

Ça nous a complètement désorganisés. Certains transports sont annulés, et il faut à certains moments refaire toutes les feuilles de route, car elles ne correspondent plus du tout à la réalité…

Considères-tu que ton métier a une incidence sur la conservation des espèces menacées ?

Oui, clairement. Sans des transferts bien organisés, les recommandations des EEP seraient plus difficiles à mettre en œuvre, et parfois plus coûteuses. Je considère réellement que j’ai un impact positif sur la conservation des espèces menacées.

Merci à Océane d’avoir partagé avec nous son expérience et les réalités de ce métier où chaque détail compte. À travers la coordination des transports, elle contribue chaque jour au bon fonctionnement des programmes d’élevage et, plus largement, à la conservation des espèces menacées. 

Interviewée Par Oscar GALLON.

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